Commune d'Aigre

Code INSEE 16005
Code postal 16140 Aigre
Altitude 68 mètres
Superficie 659 hectares
Population en 1999 1176 habitants

AIGRE, chef lieu du canton du même nom, est bâti au bord de l'Aume et sur la route de la poste Paris-Espagne. L'origine du nom viendrait, selon A. DAUZAT, de "Acriacis agria" (XIIème siècle) qui viendrait d'un certain latin Acrius. Aigre est une ancienne cité commerciale des eaux de vie de Cognac, commerce qui devint important dès 1640. Ce n'était autrefois qu'une bourgade sans importance qui dépendait de l'archiprêtré d'Ambérac et, comme elle était trop pauvre pour avoir un vicaire, elle était annexée à la paroisse voisine de Mons. Ce modeste bourg va prendre de l'importance lorsque Louis XI va y faire passer une route royale. Un relais de poste va s'y installer. Les auberges et les commerces fleurissent. A la frontière des trois provinces de l'Angoumois, de la Saintonge et du Poitou, Aigre va devenir un carrefour important entre le Bordelais et les Flandres, entre Lyon et le port de La Rochelle.

Aigre a été une dépendance de la principauté de Marcillac. De ce fait, le protestantisme y fit de nombreux adeptes. De nombreuses persécutions eurent lieu jusqu'à la révocation de l'Edit de Nantes en 1685. Il existe toujours une rue "du Temple" à Aigre.

La culture du chanvre profita du nombre important de cours d'eaux pour devenir une culture de premier plan jusque dans les années 1890. En 1818, on en comptait 1800 hectares plantés. Les cordes obtenues, après travail du chanvre, étaient dirigées vers la Corderie Royale de Rochefort-sur-mer. On y fabriquait aussi des toiles de grande qualité.

La vigne avait également une très grande place du fait du négoce des eaux de vie. Les oignons d'Aigre étaient très réputés, jusqu'à la cour du roi. D'ailleurs, en 1906, un grand concours agricole fut organisé.

Le clocher de l'église construite en 1876, sur les bords de l'Aume, s'écroula aussitôt. Il fut reconstruit vers la fin du XIXème siècle sur des pilotis. En 1905, ce sont les bas-côtés qui se détachent. En 1936, l'église est fermée pendant 4 mois. Depuis 1970 et suite à l'abaissement du niveau des eaux, les dégâts s'aggravèrent. En effet, les pilotis prenant l'air, ils se mirent à sécher et se désagréger. En 1982, l'église est de nouveau fermée. Des travaux importants permirent la restauration de l'édifice.

A l'entrée du bourg, on trouve le château de "Crèvecoeur", ancienne propriété de Georges GAUTIER qui fut maire d'Aigre. Il était membre de la famille des cognacs GAUTIER.

Aigre possédait autrefois une gare située sur la ligne Saint-Angeau - Segonzac. Cette gare n'existe plus aujourd'hui. Elle se trouvait à l'emplacement actuel de la DDE (Direction Départementale de l'Equipement).

On peut aussi apercevoir un lavoir non couvert, alimenté par une source, situé dans la rue "Traslefour". Il a été restauré en 1991. Il existe également de nombreux lavoirs privés tout le long des rivières qui traversent Aigre.

Le hameau de "Saint-Maixant" était, au XVIIème siècle, le fief de la famille Poisson de Saint-Maixant, originaire de l'Aunis. Ensuite, ce fief passa, en 1684, dans la famille de Massougnes, par le mariage de Charlotte Poisson avec Pierre de Massougnes. Le 21 janvier 1703, Claude-Thérèse de Massougnes, fille de Charlotte Poisson, vendit la terre de Saint-Maixant à Isaac Faur, sieur de Grand-Maison de la famille Faure de Rencureau.