Bessé
Code INSEE 16042
Code postal 16140 Aigre
Altitude 111 mètres
Superficie 767 hectares
Population en 1999 132 habitants

Le site de BESSÉ a certainement été habité par les hommes préhistoriques. En effet, sur le territoire de la commune et à la limite de Charmé, on trouve le dolmen de "la Pierre Blanche". Ce dolmen se compose d'une table qui mesure environ 5 mètres de long sur 4 de larges et 1,5 d'épaisseur. La légende raconte que c'est la Sainte Vierge qui, ouvrant son tablier, a laissé tomber ce gros caillou. Ce dolmen est classé monument historique.

Les premier seigneur connu sont les FRADIN, famille qui acquit la noblesse dès le XIVème siècle par les charges qu'elle occupa dans l'échevinage de Saint-Jean d'Angély. Le premier qui soit qualifié de seigneur de Bessé est Ambroise FRADIN, qui fut élu échevin de Saint-Jean-d'Angély en 1392 et maire de cette ville le 12 avril 1405. Le 28 juillet 1537, Jean FRADIN, écuyer,seigneur de Bessé, avait épousé Marie BOUCHARD D'AUBETERRE. Vers l'année 1580, deux de ses petits-fils s'intitulaient seigneurs de Bessé. Les de DUCHEZE leurs succédèrent pendant les XIVème et XVème siècles. La terre passa ensuite à la famille d'ANCHÉ, très ancienne maison qui posséda la terre depuis le deuxième quart du XVIème siècle jusqu'à son extinction au début du XVIIIème.

En 1584, un procès fut engagé par Marie de MASSOUGNES, femme de Sébastien D'ANCHÉ, seigneur de Bessé, et ses trois soeurs contre leur belle-soeur, Anne de PASTOUREAU de la ROCHETTE, veuve de Jouin de MASSOUGNES, écuyer,seigneur des Marais et de Souvigné.

Louis D'ANCHÉ, seigneur de Bessé, avait épousé Emerie de VOLVIRE, dont il n'eut que des filles. L'aînée de ces filles, Jeanne D'ANCHÉ, épousa, en 1747, Emmanuel François de LAMBERTIE ou LAMBALERIE chevalier, seigneur de Saint-Martin l'Ars et lui porta en dot la terre de Bessé, qui passa ainsi entre les mains de cette famille.

La paroisse dépendait de l'abbaye bénédictine Saint-Ausonne d'Angoulême.

En plus du bourg, deux autres hameaux forment la commune. Il s'agit de "Gragonne" sur la route de Charmé et "Les Hortes" au Nord du bourg.

Près de l'église dédiée à Saint Sébastien qui date du XIème siècle, on peut voir une maison qui semble dater du Moyen Age ainsi qu'un lavoir couvert en bon état. Gabriel BUCHEY, fut le dernier curé pendant la Révolution.

On trouve trois logis sur la commune :

Le logis de Gragonne : Peu de vestiges subsistent ormis un porte surmontée d'un fronton triangulaire et percée d'un oeil de boeuf. On distingue un écu avec une date : 1618. Cette porte est murée. C'est là tout ce qui a été conservé lors de la restauration au XIXème siècle.

  • en 1678, Daniel MAROIS, écuyer, seigneur du Pont, réside en sa maison noble de Gragonne.
  • en 1734, Henri de MONTBRON en est seigneur.
  • en 1774, les héritiers de Charles Henri de MONTBRON, Jean LUCHET, écuyer, chevalier de la Rivière, ses frères, André et Jacques, également écuyers et seigneurs de la Rivière, et les sieurs NIVAUD du COLOMBIER, font la demande pour qu'un Procès Verbal du logis de Gragonne soit dressé.

La Grand'Maison : C'est une ancienne maison noble du XVème siècle ayant appartenu à la famille d'ANCHÉ.

Le logis : On peut voir une belle porte encadrée de pilastres avec chapiteaux ornés. Le linteau est orné d'une pointe de diamant. On remarque un blason surmonté d'un casque. Une date y est gravée : 1642. A la Révolution, il a appartenu à Marie Adélaïde Félicité de BEAUCORPS. Le logis fut ensuite vendu comme bien national.

 

Evolution de la population : (Sources INSEE)

1821 1841 1851 1861 1876 1891 1906 1926 1946 1968 1982 1999
418 403 414 440 429 344 325 263 237 169 116 132

 

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