Charmé
Code INSEE 16083
Code postal 16140 Aigre
Altitude 75 mètres
Superficie 1142 hectares
Population en 1999 411 habitants

CHARMÉ, autrefois "Chermé", a une histoire qui se confond avec celle du Poitou méridional. Ses origines sont fort lointaines car, au hameau de "Bellicourt", on a mis à jour, au XIXème siècle, les substructions d'une villa gallo-romaine et les vestiges d'une voie antique.

La commune est arrosée par le "Bief ou ruisseau de Moussac", petit cours d'eau à sec une grande partie de l'année. Quand il avait de l'eau, il faisait tourner le "Moulin de Berlingant".

L'église romane Saint-Pierre et Liens fut construite au XIIème siècle. Pendant les Guerres de Religions, elle fut détruite sur l'ordre de l'épouse de François II de La Rochefoucauld, Charlotte. En effet, en 1559, Charmé appartenait à la baronnie de Verteuil, fief de la famille de La Rochefoucauld, famille qui était convertie au Calvinisme. La conversion du Suzerain entraînant celle du vassal, Charmé devint fief huguenot. C'est pourquoi le village eut beaucoup à souffrir pendant cette période. L'église, reconstruite peu après, a été restaurée au début du XXème siècle. C'est durant cette période, vers 1578, que fut fondue une cloche en bronze pour l'église; fêlée, elle fut refondue en 1952 pour donner les deux cloches actuelles.

La paroisse dépendait de l'archiprêtré de Ruffec et du diocèse de Poitiers.

En face de l'église, sur la place, se trouve un lavoir alimenté par une source. Ce lavoir, ainsi que la place ont été rénovés en 1999.

Charmé a fait partie de l'ex-canton de Verteuil avant de faire partie de celui d'Aigre.

Charmé se compose en plus du bourg de plusieurs hameaux :

C'est à Moussac, situé à deux kilomètres du bourg,que se trouve la gare de Charmé, sur la ligne Paris-Bordeaux. Celle-ci n'est plus en service comme de nombreuses petites gares de village. Ce hameau est situé sur la route de Salles.

Moussac est une seigneurie citée dès 1457, date à laquelle Marie CORGNOL épouse Jean des RUAUX, seigneur de Moussac. Un autre Jean des RUAUX obtint, en 1521, de François de VOLVIRE, baron de Ruffec, l'autorisation de bâtir une maison forte en son domaine de Moussac. Ce petit logis date du début du XVIème siècle. A l'intérieur du domaine, s'élevait une chapelle, édifiée en 1650, disparue aujourd'hui, un four et un colombier. Les RUAUX conservèrent Moussac jusque dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. La terre fut alors transmise à François Louis de PÉRY, époux de Louise, fille cadette d'Hélie Jean des RUAUX et d'Elisabeth GANDILLAUD. En 1776, François de PERRY de NIEUIL était seigneur de Moussac. La Révolution obligea les possesseurs de la seigneurie à émigrer. Moussac fut alors, comme bien d'autres domaines, vendu comme bien national.

La Tranchée : ce logis a été coupé en deux en 1830 lors de l'élargissement de la route de Ruffec. Le nom de ce logis pouvait peut-être indiquer qu'autrefois un fossé se trouvait autour du bâtiment.

Petit-Husson possédait un logis qui appartenait, au milieu du XVIIème siècle, aux de MONTBRON qui le conservèrent jusque vers 1737, date à laquelle il passa par succession à Jean SEGUAY, fils du sieur de la BARESTIERE et de Marie de MONTBRON. Ensuite, ce logis passa aux CHARIER. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une petite tour ronde découronnée avec une lucarne et un œil de bœuf comme vestige de l'ancien logis. Dans un bâtiment proche, on peut voir un four ainsi qu'une ancienne cheminée avec un blason "tiercé en chevrons, au 1 à trois fleurs de lys posées 2 et 1 et deux lions léopardés, au 2 un chevron, au 3 illisible".

Champeville : ce fief appartenait au Bertin de BOISJOLI.

Puybonnet est une ancienne dépendance du couvent des Dames de Tusson. En 1772, un procès verbal indique la composition des lieux : deux chambres basses, deux hautes, de nombreuses servitudes, un four et un colombier. Vendu à la révolution comme bien national, le 14 avril 1791, il fut acquis par Robert LEGNÉ. Il a été détruit au XIXème siècle. Il ne reste que peu de trace si ce n'est un jambage d'une petite porte brisée. Sur le cadastre de 1831, on peut distinguer un bâtiment avec une tour ronde.

Les autres hameaux sont: "Roussillon", qui fait suite au bourg en direction de Ruffec. "Les Inchauds", au sud de la commune. "Le Grand Husson", au Sud-Ouest. "Puymarteau", sur la route de Ligné.

Evolution de la population : (Sources INSEE)

1821 1841 1851 1861 1876 1891 1906 1926 1946 1968 1982 1999
1018 1158 1009 975 929 772 628 601 527 452 410 411

 

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